Chaque spécimen renferme des informations uniques : données morphologiques, parfois génétiques, ainsi que son contexte de collecte (lieu, date, collecteur), autant d’éléments essentiels à la compréhension du vivant. Côté non-vivant, les roches et minéraux conservés sont souvent issus de sites aujourd’hui inaccessibles. Ils constituent une porte d’entrée vers les trésors renfermés dans le sous-sol.

Avec près de deux siècles de collectes au MOBE, ces données forment un socle scientifique majeur pour analyser les dynamiques de la biodiversité et les transformations environnementales. Dans un contexte d’érosion accélérée de la biodiversité et de changements globaux liés aux activités humaines, les collections naturalistes prennent une dimension stratégique.

À la fois archives du passé et outils du présent, elles permettent d’établir des états de référence, de documenter les évolutions des milieux et d’anticiper les trajectoires futures des écosystèmes. À ce titre, elles jouent un rôle d’alerte, en révélant des tendances parfois imperceptibles à court terme mais déterminantes à long terme.

Investir dans leur conservation, leur étude et leur enrichissement, c’est renforcer notre capacité à produire une connaissance fiable et à accompagner les décisions publiques. Nous ne pouvons protéger que ce que nous connaissons : les collections sont ainsi au cœur de la connaissance et de la préservation du patrimoine naturel.

Collection d'oologie © Sophie Carles

Le collectif FALUN

Le collectif de recherche FALUN (FAuna of the Langhian UNcover) réétudie les faunes et flores de l’Orléanien, dernière période géologique particulièrement chaude. Ce projet éclaire l’évolution des espèces et environnements face au réchauffement climatique.

© Sophie Carles

Le projet CANOPEE

Le projet CANOPEE étudie les liens entre l’état de santé des chênes pédonculés et la biodiversité des insectes associés dans la région. Des observations et comparaisons mais aussi des données moléculaires permettent de constater un dépérissement des forêts.

© Sophie Carles

Pourquoi étudier les insectes ?

La connaissance des insectes pollinisateurs est un enjeu prioritaire de la protection de la biodiversité mais aussi de la soutenabilité à terme de notre agriculture. Papillons, punaises et guêpes du Loiret des collections du MOBE ont été réétudiés en ce sens.