Ses collections ont été, sont et seront l’objet d’études scientifiques permettant ainsi une meilleure compréhension du monde vivant et minéral qui nous entoure. Le MOBE offre la possibilité de se pencher sur les grands enjeux scientifiques dont les enjeux environnementaux, comme les impacts du réchauffement climatique sur le vivant ou l’érosion de la biodiversité. Le MOBE offre une découverte et attise les curiosités pour mieux comprendre l’évolution du vivant et ses capacités d’adaptation, les liens permanents entre vivant et minéral ou encore le fonctionnement des milieux.

Qui a conçu le MOBE ?

L’équipe du MOBE, emmenée par Laure Danilo, conservatrice responsable du muséum et Cécile Remy, cheffe de projet pour la rénovation du muséum, a compté environ une douzaine de personnes dont certaines ont varié au long de ces six années. À leurs côtés a œuvré un conseil scientifique présidé par Bernard Chevassus-au-Louis, éminent scientifique, aujourd’hui président de l’association Humanité et Biodiversité. Ce conseil était composé de chercheurs, mais aussi de professionnels associatifs, d’institutions ou encore du monde de la muséologie.

Les entreprises qui ont travaillé à ce projet sont nombreuses, tant dans les phases de conception que de réalisation. L’équipe du muséum a conçu le programme scientifique, le contenu et le squelette de ce parcours, choisi et organisé les collections, mais de nombreux professionnels les ont accompagnés pour la conception architecturale, le dessin des espaces scénographiques, la mise en forme et en espace de ces contenus, tant sur des aspects graphiques, qu’audiovisuels ou de » manipes ». 

La maitrise d’ouvrage de ce projet revient à la Ville d’Orléans. Les programmistes ayant accompagné la préfiguration du projet et la définition des besoins sont Mickaël Seban pour l’architecture et Philippe Dangles pour la muséographie. La maitrise d’œuvre a été réalisée par le cabinet Joly&Loiret, mandataires. Ils se sont entourés de 10 co-traitants, spécialisés en scénographie, graphisme, conception multimédia, acoustique, et éclairage, mais aussi en structures, en gestion de paysages…

Serge Joly & Paul-Emmanuel Loiret, architectes

Nicolas Fontaine Descambres, maîtrise d’œuvre d’exécution

SCENEVOLUTION

C-ALBUM

NOCTILUCA

ANIMAVIVA Production

TOPAGER

Atelier CDG

AVEL Acoustique

EVP Ingénierie

BET Louis Choulet Ingénierie

Le co-traitant Scènevolution lui s’est enrichi d’une compétence de muséographie avec l’agence Altermuséo (sous-traitant). En parallèle, une maitrise d’œuvre spécifique pour les manipes a travaillé également sur le projet : Alexis Patras Design et Scénographie.

Surfaces

  • 7 200 m² de superficie totale dont 4200 m² ont été rénovés lors de ce projet

  • 3 500 m² d’espaces ouverts au public, dont un plateau d’exposition temporaire de 350 m².

  • 1000 m² d’espaces de conservation et d’étude pour les collections du MOBE

collections

  • 475 000spécimens

  • 12 000 ouvrages dans le centre de documentation

  • 1200 spécimens exposés

Les partenaires financiers de l’opération

Ce projet a pu être réalisé grâce aux contributions financières des organismes suivants : 

 

Conseil départemental du Loiret

Région Centre-Val de Loire

Ministère de la Culture

Fondation ORLEANS

Quels sont les éléments marqueurs de la rénovation du Muséum ?

Deux éléments architecturaux marqueurs répondent à deux des enjeux du projet de rénovation : une serre verticale accrochée à la façade et accessible au visiteur pour ouvrir le muséum sur sa ville ; un vaste atrium triple-hauteur donnant à voir une spectaculaire vitrine sur trois étages pour donner des respirations à des espaces anciennement trop contraints. C’est un nouveau bâtiment, un nouveau muséum que l’on découvre !

 

Du côté des réserves, ce projet est aussi à la pointe de la muséologie moderne. De nombreux locaux de réserves ont été aménagés, chacun avec une régulation autonome et centralisée du climat, permettant un ajustement précis des conditions de température et d’hygrométrie, afin d’avoir la valeur adéquate selon les typologies de collections.

À ces centrales de traitement de l’air ont été ajoutés des dispositifs de filtration particuliers, là encore selon les typologies de collections. En effet, les collections de sciences naturelles comportent souvent des produits toxiques lorsqu’elles sont anciennes en particulier. Ainsi, autrefois les peaux des animaux naturalisés étaient tannées avec des produits comprenant de l’arsenic, ou du mercure pour les herbiers. Ces composés sont toujours présents sur les collections et peuvent se retrouver dans l’air. 

Pour les mêmes raisons de toxicité, les collections sont, à quelques exceptions près, toutes exposées dans des vitrines étanches à l’air.